Écrire. Écrire pour libérer, entendre, découvrir, chanter.
Chanter? Que viens-tu faire là au milieu?
Quel message a envie de passer à travers les mots aujourd’hui? À qui s’adresse-t-il?
Écouter. Écrire, c’est avant tout écouter. Communiquer, c’est écouter.
Pour écouter, on enlève le bruit extérieur. Les pensées, les notifications, la musique. Silence. Silence extérieur pour entendre le murmure de l’âme, la Sagesse intérieure. Celle qui sait. La part de moi qui sait.
Suivre son coeur. J’aime écrire, j’adore ces moments de conversation avec moi-même, avec toi, les deux en même temps souvent. J’adore, et là, je ne le fais pas par envie. Je me force un peu parce que j’avais prévu un moment d’écriture aujourd’hui. Et quand même, respecter ses engagements, surtout envers soi-même, c’est important. Et en plus ça fait un moment que je n’ai pas pris le temps d’écrire.
Oui, c’est vrai. L’engagement est important. Mais jamais autant que suivre son coeur.
Sauf que là, je ne sais plus. Il y a quelques lignes, quand le premier « Suivre son coeur » m’a été susurré par la part de moi qui sait, mon coeur avait envie d’autre chose. Aller acheter des plantons de salade, puis faire de la couture. Et maintenant, quelques minutes et mots plus tard, je ne sais plus. Je ne sais plus parce que les mots commencent à couler. Comme un filet d’eau, d’abord doucement. Ai-je envie de laisser le filet devenir torrent? Ou ai-je envie de fermer l’ordi?
Je suis au point d’équilibre. Les forces d’attraction sont équivalentes. Elles ne me font pas pencher d’un côté ou de l’autre.
Liberté. Voilà ce qu’elles m’offrent. La pleine liberté de choisir. Et je crois que c’est la curiosité qui l’emporte. La curiosité de voir ce qui va sortir si je continue à écrire.
Ouh laah! C’est subtil. Dès que j’écris ces mots, je sens une tristesse, une déception de ne pas fermer l’ordi et partir à la quête de plantons à mettre en terre demain. L’écoute se fait plus fine.
Dans le monde extérieur, l’écoute se fait à travers les oreilles. Dans le monde intérieur, l’écoute peut prendre différentes formes. Pour moi, c’est généralement une sensation dans le corps. Là, ça s’est presque imperceptiblement contracté, resserré. Comme une respiration qui n’arrive plus à atteindre le fond du ventre.
Respirer. Écouter. Ressentir. Accueillir. Puis agir.
Agir depuis l’inspiration, la guidance de ce qui a été écouté, ressenti, accueilli. Pas depuis le mental qui trop souvent est calibré sur le mérite de l’effort, le dur labeur, la performance ou la validation externe. Ou depuis les peurs. Si j’écoute mon mental sans l’avoir « nettoyé », il me guidera en fonction des croyances sociétales dominantes et des peurs. Comme c’est dommage de le laisser nous guider dans la vie!
Si j’écoute mon coeur, il me guide par la joie, le plaisir, l’envie, l’élan. C’est la voix de l’âme, la Sage en moi, cette part qui a toujours été et sera bien après moi. Qui est moi et bien plus que ça. Sat Nam.
Laisser voguer ses doigts sur le clavier au rythme décousu de ses pensées, sans forcer, en flânant, comme on se balade au petit bonheur la chance dans un endroit qu’on visite. Quelle jolie expression que « au petit bonheur la chance ». Je crois que je suis prête à aller voir quel est l’article à la une cette semaine.
Je file voir cet article, peut-être envoyer un mot à ma communauté, puis contacter un artisan pour la terrasse et je pars acheter mes plantons. A tout bientôt! Merci pour ce doux moment ensemble, qui m’a rempli le coeur de joie et le corps d’énergie. Amour infini.