L’élan nouveau

Le souffle qui s’ouvre. L’esprit s’aère, le mouvement devient possible. Troisième spray du cycle de la Traversée intérieure.

Un nouveau mois s’ouvre. Une nouvelle page s’ouvre. Une nouvelle vie s’ouvre avec ce souffle, ce mouvement.

Mouvement de l’élan, envie d’avancer. Mais une envie très différente!

Les dynamiques de motivation

On connait toutes et tous l’envie d’avancer qui émane de ce qu’on veut fuir, ce qu’on ne veut plus.

Deux mouvements aux dynamiques opposées nous motivent. Il y a le mouvement d’évitement, qui s’éloigne de ce qu’on veut fuir, ce qu’on ne veut plus, ce qu’on repousse. Et il y a le mouvement d’attraction, qui nous attire inexorablement vers quelque chose de désiré, joyeux, lumineux, ce à quoi on aspire.

Ces deux forces – la force d’attraction et la force d’éloignement – prennent part à toutes nos décisions et mises en action. Elles sont aussi puissantes l’une que l’autre, et peuvent nous faire déplacer des montagnes. Cependant, leur dynamique opposée a une influence sur le résultat et surtout la constance des effets.

La motivation d’évitement puise sa force dans la situation qu’on veut éviter. Comme un feu, quand on est proche, l’intensité est élevée, l’élan pour prendre de la distance puissant. Mais à mesure qu’on s’éloigne, l’urgence intérieure diminue, la motivation même qui préside au mouvement s’estompe et finit par ne plus être ressentie.

C’est typiquement ce qui explique les régimes en yoyo. Au moment où tu veux perdre 2 tailles, la motivation de t’éloigner de l’image actuelle de ton corps est forte. Elle nourrit et soutient la discipline que tu mets en place pour suivre tel ou tel régime. Mais une fois que tu as perdu les kilos que tu ne voulais plus, ton feu a perdu toute son intensité. Si la majorité de ta force de motivation venait de l’évitement, elle ne est tombée à zéro. Pour maintenir un poids de forme, il faut que la dynamique d’attraction soit présente. Celle qui te motive à profiter du bien-être, renforcer ta santé, jouir de ce que ce corps peut t’offrir.

L’élan nouveau


Je réalise ce matin que cet élan nouveau que je ressens, cette nouvelle page qui s’ouvre dans ma vie a la qualité de l’attraction. Ce n’est pas tant la vision qui est différente, mais la dynamique du mouvement qui me fait avancer.

Sans pouvoir – ou vouloir, pour l’instant du moins – définir exactement ce qui a changé dans l’équation pour donner un résultat si différent, je sens que je ne suis plus en train de fuir quelque chose. C’est comme si tout à l’intérieur s’était posé, déposé, reposé. J’ai vécu l’hiver, je suis allée dans les profondeurs, j’ai accordé le temps et l’espace nécessaires à ma terre pour redevenir fertile.

À l’heure où mon organisme entre en ménopause, je sens ma terre intérieure abondamment fertile avec une force, une intensité irrépressible. C’est comme lors de l’accouchement: ce n’est pas que tu as envie de pousser, c’est que ça pousse. Et tu ne peux pas t’opposer à ce mouvement puissant qui émane de toi. C’est aussi impossible que décider de ne plus respirer.

L’année passée, j’ai laissé ma terre se déposer dans l’hiver, la nuit, l’intériorité. J’ai ralenti, attendu, écouté le silence. Aucun élan, aucun entrain, et une seule envie: qu’on me foute la paix.

Le courage d’écouter

C’est tout simplement merveilleux ce qu’il se passe quand on écoute et accueille, quand on a le courage de se laisser traverser par le besoin du moment et l’honorer. Parce que oui, il faut du courage pour attendre le prochain élan, protéger le silence, faire fi des injonctions de toujours plus, toujours plus vite, toujours plus haut, tout le temps.

Je me suis offert le temps de rien dont j’avais profondément besoin, et j’émerge avec une nouvelle ouverture, une nouvelle dynamique, un nouveau souffle. Cette ouverture m’attire, m’aspire. Comme un aimant géant, c’est irrésistible. Mon coeur me tire en avant. Je ne me sens plus poussée dans le dos, vraiment tirée en avant. La différence de sensation est physique, littéralement.

Oh que c’est bon! Comme je me réjouis de voir cette nouvelle page s’écrire de ma main, cette nouvelle réalité se déployer jour après jour, instant après instant. Je sens une force, une détermination à laquelle je n’avais pas encore goûté. Rien à voir avec nier les difficultés ou croire que tout va toujours être rose à partir de maintenant. Non, c’est une force intérieure profonde, un ancrage puissant, un soutien inconditionnel pour embrasser tout ce que la vie nous présente. L’agréable comme le beaucoup moins agréable. C’est la certitude – pas au niveau mental, au niveau cellulaire – d’avoir la force et le pouvoir de danser avec la vie, quelle que soit la musique.

Et toi? Tu vis quelle saison dans ta vie en ce moment? Si tu as envie d’une main pour t’accompagner sur ton chemin, fais signe!