L’étincelle

L’étincelle. Le commencement. Le feu sacré s’allume. Le premier spray aurique distille son énergie et je me sens complètement en phase. 

Plonger pour renaître

Comme 2026 ne ressemble pas à 2025!
Par moments dans la vie, on peut avoir l’impression que les jours, les mois, les années se suivent et se ressemblent. Pour moi, juste là, ce n’est pas du tout le cas.

2025 a été une année de transition. J’ai quitté une certaine terre connue pour m’aventurer dans l’inconnu. Pas un inconnu choisi consciemment, genre je vais quitter mon boulot ou déménager. Une terre inconnue qui s’est imposée à moi (autrement dit: que mon âme a choisie sans en référer à mon mental). L’ancien n’était tout simplement plus accessible.

Dans ma vie extérieure, celle qui se voit, rien de bien différent. Même boulot, même mari, même maison. Pas de maladie, de séjour sabbatique ou autre bouleversement qui saute aux yeux. Et pourtant! À l’intérieur, je découvrais une nouvelle moi. Une moi qui ne pouvait plus ne pas se respecter. Une moi qui ne pouvait plus se forcer. Et moi qui croyais que je vivais en écoute, conscience et respect de moi, avant… Quelle marge immense de progression j’avais à portée de main!

Voyage intérieur

L’expression qui m’a traversée pour ainsi dire toute l’année 2025, c’est « Foutez-moi la paix! ». Si avant je pouvais faire des petits arrangements avec ce qui est aligné pour moi, là, c’en était fini. Comme si mon compte en banque n’autorisait plus les soldes négatifs. Ça fait tout bizarre quand tu n’as pas pris la peine de lire les modifications apportées aux conditions générales.

Mon année 2025 a été remplie de fatigue, lassitude, déconstruction. Et à parts égales de clarification, redéfinition des limites, intransigeance. J’étais à la fois profondément fragile et vulnérable, et droite et forte. Une mue. J’ai littéralement changé de peau pour laisser naître, émerger la nouvelle moi.

Cette année 2026 s’est ouverte sur la récolte de graines plantées à l’automne 2024: un séjour d’un mois en Thaïlande, et quelques semaines plus tard ma première retraite au Maroc. Et depuis, waow! L’étincelle, le feu sacré crépitent.

On est le 10 avril 2026, et je sens depuis quelques semaines l’énergie puissante et irrésistible du commencement. Le nettoyage et la traversée de l’inframonde de l’année passée m’ont permis de devenir qui je suis aujourd’hui. Prête. Prête à assumer, affirmer, guider, emmener. Je sens une force, un tourbillon de puissance m’animer. Je suis cette force, ce tourbillon d’énergie. Comme une tornade, mais au lieu de semer le chaos sur son passage, elle sème l’amour, la lumière, l’autorisation, la transformation. Elle sème la joie, l’abondance, la sororité, la puissance. Elle autorise et soutient la mue, en offrant un cocon de douceur et sécurité au milieu de l’inconfort de la transition.

Le bébé et l’eau du bain

Adolescente et jeune adulte, j’ai rejeté la religion et tout ce qui s’y rattachait. Il m’a fallu attendre le milieu de la trentaine pour comprendre que spiritualité et religion étaient deux concepts complètement différents. Je suis toujours en désaccord avec ce que la religion véhicule et impose, et j’ai développé ma propre spiritualité. Une spiritualité incarnée, non dogmatique, vivante, nourrissante.

Je crois que j’ai parcouru un chemin similaire avec le masculin et le féminin. Mon corps, mes cellules renferment des mémoires transgénérationnelles de blessures du féminin. Depuis plus de 10 ans, je guéris mon féminin blessé. Le patriarcat maltraite les hommes et les femmes, et je suis passée par une phase d’aversion pour le masculin. Une fois de plus, j’ai eu besoin de jeter le bébé avec l’eau du bain, avant de pouvoir dissocier le patriarcat et du masculin et intégrer ma propre vérité équilibrée, saine, soutenante.

Du masculin blessé à l’union

Pendant un demi-siècle, mon masculin était réactif et défensif. A l’image de notre société: un masculin blessé, diminué, castré. Aujourd’hui en moi se déploie un masculin constructif et protecteur. Une énergie masculine en révérence, dévouée à mon féminin, prête à déployer son énergie de conquête et d’expansion au service du féminin. Un masculin fort qui attend d’être invité, aimé et soutenu par le féminin. Un masculin sain.

Le monde traverse un cycle naturel de transformation et purification du masculin qui a utilisé son pouvoir sans être au service du féminin. Je suis une gardienne de ce processus, un canal incarné pour permettre et faciliter cette guérison profonde. De là naît l’union. Ces deux polarités – masculine et féminine – s’intègrent dans une danse saine et sublime, une chorégraphie qui passe par le plaisir du féminin.

Au niveau personnel, c’est déjà succulent. Et quand on fait un pas en arrière pour embrasser une perspective plus large, c’est mind-blowing. Un feu d’artifice de joie collective explose. Le féminin sain est toujours relié au collectif, au bien du plus grand nombre. Quand l’union met un masculin constructif, protecteur et expansif au service du féminin sacré, ancré dans le plaisir et le respect de tout ce qui nous entoure, la vie devient jouissance pour la communauté humaine.

C’est mon engagement, la mission qui m’anime et me donne envie de danser, courir, rire, pleurer, aimer, jouir. Tu viens danser avec moi?